| Cinéma : J'ai toujours rêvé d'être un gangster |  |
J’ai toujours rêvé d’être un gangster
France, 2008, 1h48
Un film de Samuel Benchetrit
avec Laurent Terzieff, Jean-Pierre Kalfon, Jean Rochefort, Anna Mouglalis, Edouard Baer...
Comédie décalée légèrement dramatique
Une cafétéria sombre au milieu d’un parking quasiment vide… Une jeune serveuse vient de s’y faire embaucher. Et ses premiers jours sont mouvementés. Tout d’abord, un braqueur débutant et sans arme va tenter de s’emparer de la caisse. Ensuite, sur le parking, devrait se jouer le paiement de la rançon d’un absurde enlèvement. Deux chanteurs en pleine tournée vont se retrouver par le plus grand des hasards dans les toilettes du bar. Ce sera pour eux l’occasion d’une discussion longtemps repoussée… Enfin, une bande d’anciens malfrats braqueurs de banque, partis, en souvenir du bon vieux temps, à la recherche d’une planque inutilisée va s’y retrouver bien malgré eux.
Des histoires de Pieds Nickelés, de Branquignols de la cambriole, de braqueurs minables de cafèt d'autoroute - et si seulement c'était vraiment d'autoroute, mais il ne s'agit que d'une nationale... Et puisqu'on est dans le petit larcin, l'histoire d'un cinéaste qui pique joyeusement à gauche et à droite, d'Aki Kaurismäki à Quentin Tarantino, de la comédie italienne à Jim Jarmusch, de Georges Lautner aux Deschiens... Dans l'une des parenthèses d'un récit à tiroirs, deux vieux rockeurs, Bashung et Arno, jouant leurs propres rôles, se disputent la paternité d'une chanson (pas n'importe laquelle : Gaby) et rivalisent d'espionnage artistique. J'ai toujours rêvé d'être un gangster ne fait pas l'éloge du plagiat, non, mais de l'admiration inspirante. Voici donc un drôle de film en forme d'hommage. Il est en noir et blanc, l'écran est presque carré comme au temps du cinéma d'avant, et on trouve même, au coeur du premier de ses quatre chapitres, un intermède muet, amusante pantomime illuminée par la présence gracieuse d'Anna Mouglalis.
Un film où il règne un drôle d'humour du dérisoire, sinon du désespoir, et l'on y est aux anges. Une fable déglinguée qui fait preuve d'une passion du cinéma tout à fait rassérénante.
Organisation Cineco
Renseignements, expédition de la plaquette à domicile à chaque parution : un téléphone : 04 66 45 94 41
Adultes : 5 € ; enfants (- de 12 ans) : 3 € ; abonnement 4 places : 16 € |
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